Histoire du Judo

Le judo, héritage des arts martiaux des guerriers japonais, est fondé en 1882 par la volonté d'un homme, Jigoro KANO (1860-1938), tout juste âgé de 21 ans.

Etudiant à l'université de Tokyo en sciences politiques, il décrit les principes de sa méthode issue du jujutsu dans une école de pensée appelée le Kodokan judo.

Mais beaucoup jugèrent cette pratique dépassée :

"Lorsque j'ouvris mon dojo pour la première fois, nombreux furent ceux de mon entourage à tourner cela en ridicule."

Sa volonté de se construire, de se sentir plus fort, l'a transformé sur le plan physique, psychologique et social :

"Cela m'apprit à contrôler mes émotions, à ne plus céder à la violence, à réfléchir calmement, à ne plus réagir en fonction de mes sentiments mais en fonction de la raison".

Constatant cette tranformation, il décide de partager son expérience aux plus grands nombres :

"Je pris donc la résolution de me servir de ce que j'avais déjà étudié pour le faire pratiquer largement dans le monde".

C'est ainsi que naquit le Kodokan judo, aujourd'hui appelé Judo.

Signification

En 1889, le mot judo est composé de "JU", pour adaptation et "DO", pour voie. La première définition donnée par Jigoro KANO est "voie de l'adaptation".

Aujourd'hui, cette définition a été remaniée pour signifier "voie de la souplesse"

Le Kodokan fait référence au lieu où le judo y est enseigné.

En proposant un développement physique, moral et spirituel, le judo permet aux judokas de s’épanouir en harmonie avec eux-mêmes et surtout avec les autres. Par sa position au Ministère de l’éducation, il inclua la pratique du judo dans quelques écoles du Japon et se consacra à l'éducation jusqu'à la fin de sa vie en 1938 :

"Il n'est rien sous le ciel de plus grand que l'éducation. L'enseignement juste d'un seul homme s'étend à 10 000 hommes, la formation d'une génération s'étend à 100 générations."

Aujourd'hui, une statue de Jigorō Kanō est présente à l'entrée du Kōdōkan à Tokyo