Histoire du Judo

 

En observant les branches charchées de neige et en voyant les plus grosses casser sous le poids de l’agresseur naturel et les plus souples s’en débarrasser en pliant, un moine japonais fit le constat suivant : le souple peut vaincre le fort.


S’inspirant de cette observation et des techniques de combat des samouraïs, Jigoro KANO posa en 1882 les principes fondateurs d’une nouvelle  discipline : le Jun observant les branches chargées de neige et voyant les plus grosses casser sous le poids, littéralement « voie de la souplesse ».

Le judo en France

 

En proposant un développement physique, moral et spirituel, le Judo permet aux judokas de s’épanouir en harmonie avec eux-mêmes et surtout avec les autres. En France, le judo apparaît dans les années 1930, mais il se développe surtout  après la seconde guerre mondiale sous l’impulsion de Maître Mikinosuke Kawaishi et de Paul Bonet-Maury, président-fondateur de la Fédération Française de Judo en décembre 1946.

Mikinosuke Kawaishi (1899-1969)

10ème dan

Paul Bonét-Maury (1900-1972)

Président-fondateur de la FFJ

Jean-Luc Rougé

Président de la FFJ de 2005-2020

Stéphane NOMIS 

Actuel président de la FFJ depuis 2020

Le judo : un sport olympique

 

A partir des années 1960, le courant sportif devient dominant. Le Judo est inscrit au programme des Jeux Olympiques de Tokyo en 1964. Brillants lors des compétitions européennes, les judokas français obtiennent leurs premiers succès en 1972 aux Jeux Olympiques de Munich : Jean-Claude Brondani, Jean-Paul Coche et Jean-Jacques Mounier deviennent les premiers français médaillés Olympiques.

 

Aux championnats du monde de Vienne en 1975, Jean-Luc Rougé devient le premier champion du monde français. Quatre fois champion d'Europe et douze fois champion de France sénior, il occupait de 2005 à 2020 le poste de président de la Fédération Française de Judo. Aujourd'hui, Stéphane NOMIS lui succède depuis le 22 novembre 2020.

Un Code Moral

 

Le judo véhicule des valeurs fondamentales qui s'imbriquent les unes dans les autres pour édifier un code morale. Le respect du bushidô est la condition première, la base de la pratique du judo.

 

  • La politesse, c'est le respect d’autrui.
  • Le courage, c'est faire ce qui est juste.
  • La sincérité, c'est s'exprimer sans déguiser sa pensée.
  • L'honneur, c'est être fidèle à la parole donnée.
  • La modestie, c'est parler de soi-même sans orgueil.
  • Le respect, sans respect aucune confiance ne peut naître.
  • Le contrôle de soi, c'est savoir se taire lorsque monte sa colère.
  • L'amitié, c'est le plus pur et le plus fort des sentiments humains.

Jita Kyoei et Seiryoku Zenyo

 

Le meilleur emploi de l'énergie (Seiryoku Zenyo)

Dans sa pratique, le judoka est à la recherche du meilleur emploi de l’énergie physique et mentale. Ce principe suggère l’application à tout problème de la solution la plus pertinente : agir juste au bon moment, utiliser la force et les intentions du partenaire contre lui-même. Il incite à une recherche constante et dynamique de perfection.

 

Entraide et prospérité mutuelle (Jita Kyoei)

En judo, les progrès individuels passent par l’entraide et par l’union de notre force et de celle des autres. La présence du partenaire, du groupe, est nécessaire et bénéfique à la progression de chacun.

 

Le grade du judoka est représenté par une triple valeur :

  • « SHIN », correspondant à la valeur morale, 
  • « GHI », valeur technique, 
  • « TAI », valeur corporelle.

Le « SHIN », cité en premier, donne seul le sens aux deux autres.